29 Avril – Nota Bene
An English message will follow.
S’il vous plaît, veuillez prendre note que d’autres textes sur l’Australie et la Nouvelle Zélande seront mis prochainement sur le blogue. Les textes sont listés en fonction de leur date, donc tout nouvel ajout apparaîtra en-dessous de cette note.
Please note that other texts on Australia and New Zealand will be posted on the blog. The texts are listed chronologically. Therefore, if no other posts are dated after the 29th of April, this text will remain the first one on this site. You will have to go through the blog to see if something is new because the general or familiar allure of the site won’t give you hints.
Happy reading,
Le groupe
10 avril 2010 – Ne pas… quatrième partie:
31. Ne pas se promener sans son rouleau de papier de toilette et du ”purel” partout où vous allez.
32. Ne pas manger trop de ”red beans and chapatis” en Tanzanie… ça pourrait être difficile à digérer.
33. Ne pas acheter aux enfants dans la rue peu importe le pays, car il y a toujours un adulte aux alentours qui récolte l’argent.
34. Ne pas chercher un guichet automatique qui distribue des riels cambodgiens (la monnaie du pays) au Cambodge… les guichets ne donnent que des dollars US car tout se paye en dollar US.
35. Ne pas se surprendre si l’on vous demande un montant plus élevé que le prix entendu au départ pour un transport en Égypte… bienvenu en Égypte.
36. Ne pas supposer que les indiens connaissent le concept d’attendre en file indienne.
37. Ne pas partir pour l’ascension finale du Kilimanjaro sans prendre un bon petit déjeuner… vous pourriez manquer d’énergie.
38. Ne pas faire nettoyer ses vêtements à la main en Inde… votre linge reviendra parfaitement propre, mais pourrait être dans un très mauvais état.
39. Ne pas manger dans la petite assiette que l’on vous donne au restaurant en Chine… servez-vous plutôt du petit bol si vous ne voulez pas faire rire de vous.
40. Ne pas payer un surplus pour avoir une chambre avec fenêtre au Vietnam… on devrait vous payer pour dormir dans ces chambres tellement les rues sont bruyantes.
Elizabeth
dernière partie à venir…
Avril 2010 – Le retour
Le 8 avril dernier, après 30 heures de vol, Alex et moi sommes finalement arrivés à l’aéroport de Dorval. En sortant de l’avion, j’avais les mains moites et le cœur qui battait la chamade. J’avais très hâte de voir ma famille mais étrangement, mon corps réagissait comme si j’allais assister à une sentence. Après les merveilleuses retrouvailles et quelques larmes versées, nous avons été chez le père d’Alex.
À partir de là, tout s’est déroulé vraiment vite. Déménagement, ménage, revoir les amis et la famille ainsi que beaucoup de paperasse à mettre en ordre. Il me reste moins de 2 semaines avant de recommencer mon emploi. J’avoue appréhender mon retour. J’adore mon travail mais il m’emmène loin de mon mari et ne plus être avec Alex 24 heures par jour sera sûrement la plus grande difficulté à surmonter. Néanmoins, j’ai hâte de recommencer à contribuer à la société et je me sens jeune et libre. Autant sinon plus idéaliste que jamais et prête à changer le monde.
Rachel
01 March – Whitsunday Islands and the Great Barrier Reef
Three days had gone by. As we set sail towards land on the 16m long sailboat, Kiana, I couldn’t help but think of how lucky I was…lucky to be out exploring the world; lucky to be in such good company; lucky to be allowed to see yet another one of Mother Nature’s wonders. I’m no sailor or anything like that but in that moment, staring out of my small circular porthole, I felt at peace.
So what could I say about our expedition on the open waters of the Coral Sea? What could I possibly tell my family and friends that would do justice to this fragile, turquoise paradise? The Great Barrier Reef (not to be confused with the normal reef, the average reef or the OK reef, according to the crew) is every serious diver’s dream and not only did we have the chance to snorkle here but also to experience our very first scuba dive. Covered from head to toe in our frog-like stinger suits, we plunged off a small inflatable raft ‘à la’ 007 into the deep blue. We were absolutely humbled. OK! Maybe a little scared too, at first – there are humongous sharks and killer jellys out here – but mostly humbled in front of the gigantic coral towers rising from the ocean floor all the way to the surface. The life sustained in these amazing organic structures is astounding. Millions of different creatures in all shapes and sizes live here. I mean, we all know this from watching National Geographic but it sure isn’t the same until you see it with your own eyes. I felt so tinny suspended in the blue silence with fish the size of large motor bikes litteraly mesmorized by our presence, probably wondering what kind of strange sea creatures we could possibly be. Or maybe, like me, the fish were simply wondering how the water had gotten so warm. Indeed, the water was 29 degrees Centigrade that day. Amazing, right? But awfuly close to the 32 degree limit after which the coral starts to wither and die. Again we were humbled. Humbled by our own helplessness to save this amazing place.
Luckily, we had no close encounters with anything remotly dangerous (not that we know). However we did have our fair share of adventures. First, Elizabeth tossed her sunglasses overboard. Just a few shakes of the head to test if her diving mask was tight and oups! Off to the sea they went. Next, it was bed bugs who attacked me. Well actullay they didn’t really attack and there weren’t that many of them. We only found one crawling on my cap. But it was big and…who am I kidding. It was punny and I probalbly brought it from land. We did get some rough weather though. On the second day the wind got so bad that the waves ripped off the stairs from the back of the boat. The crew had to ‘rescue’ the more experienced divers who, for the same reason, could not climb back into the yach. Judging the situation to be too dangerous for the guests and the boat, the skipper set sail for the Whitsunday Islands through 100km or so of rough sea. How rough was the sea? Well, let’s just say that the house was rocking and if you hadn’t developed your sea legs yet you had better do it quickly if you didn’t want to end up in the water. Many were sick and poor Elizabeth had trouble holding in the delicious lunch that was served that day. ”Fish food” as the crew called it. What a hillarious bunch! One of the highlights of this cruise had to be the crew. Brent, Liam, Einsley and Paul took such good care of us that we almost forgot how much we had paid for the package. Even the owners of Kiana came to greet us before departure. Paul was particularly funny. He always knew how to make everybody laugh with his jokes and expressions. ”Well, isn’t that BEAUTIFUL!” he would always say for everything he saw or did. Everyone we met on the cruise was nice. There were 9 other guests on the boat and I hope to keep in touch with most of them.
On another note, the Whitsunday Islands – yes! we did eventually make it there – are gorgeous! Picture a smooth, milky icecream dessert (seriously! Google it). The beach there is outstanding. Full of life as well. We were actually greeted by hundreds of tinny crabs marching in synch to the same drum beat. There were so many of them that we could actually hear them walking on the white sand. Our time there was just too short. The water was crystal clear, the sky was blue as can be and the temperature was perfect. We walked through the jungle to a superb lookout point, swam in the sea (stinger suits and all) and finished the day with a goofy photo shoot directed by Paul (he is obviously multi-talented). We had a blast.
Alex
28 fév. 2010 – Ne pas… troisième partie:
21. Ne pas nourrir les chats dans les restaurants sur le bord de la mer rouge en Égypte… ils pourraient s’enfuir avec le contenu de votre assiette.
22. Ne pas écouter ceux qui vous disent d’apporter des chèques de voyage en Tanzanie…à moins de vouloir payer des frais de 10 à 20% pour les échanger.
23. Ne pas manger de la nourriture indienne, matin, midi et soir lorsque vous arrivez en Inde… votre corps fera sans aucun doute une ”overdose” d’épices.
24. Ne pas être surpris de trouver des nouilles, du riz, des frites et des rondelles d’oignons dans les buffets des hôtels en Asie pour le petit déjeuner.
25. Ne pas toujours se fier au ”taxi meter” au Vietnam… vaut mieux négocier le prix de la course au départ.
26. Ne pas aller dans le sud de l’Égypte ni au Cambodge en plein été… il fait déjà assez chaud comme ça!
27. Ne pas laisser le chauffeur mettre les bagages sur le toit de la voiture sans les attacher, peu importe l’endroit… le sac à dos de Fred en connait quelque chose.
28. Ne pas hésiter à prendre un vol d’une heure à 45 $ au lieu d’un trajet d’autobus ou de train d’une durée de vingt heures en Asie.
29. Ne pas poser sa tente sur le chemin de milliers de fourmis rouges en Tanzanie… tout un cauchemar.
30. Ne pas payer la facture d’un restaurant en Inde sans la vérifier… il pourrait y avoir des surprises.
Elizabeth
suite à venir…
22 fév. 2010 – Le choc de l’Australie
Voilà maintenant trois jours que nous sommes en Australie et quel choc! Nous sommes réellement dépaysés. Tout est si différent de ce que nous avons vu et vécu durant les six derniers mois. D’abord, le bus dans lequel nous voyageons présentement est un vrai bus voyageur, avec une toilette. Combien de fois en Asie on nous avait promis ce genre de véhicule, photo à l’appui, pour finalement embarquer dans une grosse «minoune» poussiéreuse qui a plus que fait son temps? Et depuis le départ, notre chauffeur ne ralentit pas à toutes les deux minutes pour crier notre destination à des gens sur le bord de la route, espérant en embarquer quelques-uns pour se faire un petit bonus dans les poches. La route sur laquelle nous nous déplaçons est asphaltée, exempte de trou et assez large pour éviter un «face-à-face». Jusqu’à maintenant, nous n’avons pas été ralentis par un troupeau de chèvres ou de vaches traversant la route. L’heure prévue d’arrivée est 19h00 et, je ne sais pas pourquoi, je crois que nous allons arriver à l’heure. C’est fantastique!
Les raisons de notre choc culturel ne s’arrêtent pas aux transports. En voici d’autres :
– La température élevée et la propreté des draps font en sorte que nous n’avons plus besoin de dormir avec nos «combines» ou notre drap d’auberge.
– Nous pouvons maintenant nous brosser les dents avec l’eau du robinet. Petit détail, nous pouvons aussi la boire!
– Les rues sont propres, sans déchet. Nous pouvons y marcher sans craindre de mettre le pied dans une flaque d’urine humaine ou dans un gros tas de «m…» de vache.
– Aucun vendeur ou soi-disant étudiant ayant quelques jours de libres et voulant pratiquer son anglais (et bizarrement ayant un cousin qui possède une boutique d’œuvres d’art…) ne nous interpelle lorsque nous nous promenons dans la rue.
– Nous pouvons maintenant traverser la rue en toute sécurité, la présence de panneaux d’arrêt, de feux de circulation et de règlements de la route nous aidant à nous rendre à bon port.
– Il y a maintenant de vraies épiceries et non de petites boutiques et/ou magasins générales de 2 mètres x 2 mètres dans lesquelles les produits sont tous recouverts de poussière.
– L’électricité n’est plus un problème. Les pannes semblent très rares ici. Au Népal, il y a des pannes de onze à seize heures quotidiennement, même dans la capitale (merci à l’exportation d’énergie vers l’Inde et la Chine…).
– À la grande satisfaction d’Eli, nous pouvons maintenant trouver du lait de vache (et nous sommes CERTAINS qu’il provient d’une vache) et pouvons en boire autant que nous le voulons, sans avoir à le faire bouillir.
– Pour manger de la crème glacée sans craindre de tomber malade, nous ne sommes plus obligés d’attendre de trouver un McDonald’s et son très très délicieux McFlurry.
– Ici, c’est tellement peu pollué. Nous en étions rendus à mesurer le niveau de pollution en regardant à quel point ce qui sortait de notre nez lorsque nous nous mouchions était noir. Delhi en Inde se trouve certainement en haut du classement.
– Les publicités pour le tabac font maintenant place aux publicités contre ce dernier. Et les pubs de produits pour perdre du poids font un retour en force.
Les semaines à venir nous feront sûrement vivre d’autres petits chocs culturels comme ceux mentionnés ci-haut. Ces différences entre les pays «développés» et «en voie de développement» sont justement l’essence du plaisir de voyager et j’ai bien hâte d’en vivre d’autres. Ce sont elles qui nous font apprécier tout ce que nous avons chez nous et ce sont elles qui nous font sourire et donnent le goût de repartir.
FRED
18 fev. 2010 – Nepal Airlines
Il y a quelques instants, vers 5h30 am, notre avion atterrissait ici même à l’aéroport international de Kuala Lumpur en Malaisie. La compagnie aérienne avec laquelle nous venons de voler est Nepal Airlines. Le guide «Lonely Planet» la décrit comme étant «notoriously unreliable», donc voilà près d’une semaine (la date d’achat des billets) que nous nous tracassons, les annulations de vol étant plus que fréquentes. On nous a dit bien honnêtement que ces dernières sont rarement dues à la météo avec Nepal Airlines… Depuis sept jours, nous visitons quotidiennement leur site web qui étrangement n’apparait pas dans Google lorsque nous y tapons le nom de la compagnie. C’est à travers Wikipedia que nous avons trouvé le lien pour accéder au site officiel (?). À chaque jour y était inscrit au moins un vol d’annulé. Considérant qu’ils n’ont que deux avions pour les vols internationaux, ça fait augmenter un peu plus le niveau de stress.
En rentrant dans l’avion, nous voyons que quelqu’un est assis à notre place. Nous lui montrons notre billet. Il sort le sien mais ne sachant lire, il le présente tout de suite au gars devant lui pour qu’il lui dise où s’asseoir. Nous prenons ensuite place et remarquons que l’avion est à pleine capacité. Il n’y a que des népalais, sauf nous et un autre couple de «blancs». Il semble qu’un grand nombre de passagers en sont à leur première expérience dans un avion ; l’agente de bord prend bien son temps pour leur expliquer l’utilisation des ceintures, des compartiments à bagages et surtout, des «sacs de vomie». Ils étaient tous bien attentifs. Je me demande ce qui se passa dans leur tête lorsqu’elle présenta les masques à oxygène et les vestes de flottaison…
À notre grande surprise, notre avion a décollé vingt minutes plus tôt. Je ne pensais pas que ça se pouvait! Le pilote a même annoncé une durée de vol plus courte que prévue. «Merde, on va avoir encore plus d’attente en Malaisie!», me dit Eli. En effet, ces deux «bonnes nouvelles» rajoutaient environ une heure d’attente à nos quinze heures à Kuala Lumpur, notre vol avec Air Asia pour se rendre à Brisbane (Australie) n’étant qu’à 21h40.
Environ quarante minutes après le décollage, les agents de bord servaient le repas. Quand je disais que plusieurs personnes semblaient prendre l’avion pour la première fois, nous allions en avoir la preuve par le gars assis à côté de nous. Après avoir mangé son riz, son curry au poulet et sa salade (avec des ustensiles, ce qui lui faisait peut-être bizarre, beaucoup de gens au Népal mangeant avec la main droite), c’est le petit pain qu’il mangea maladroitement avec son couteau et sa fourchette. Le beurre qui venait avec, il le mangea à la cuillère APRÈS avoir mangé le dessert. Il termina son repas en avalant tout le contenu du sachet de poivre, puis de celui de sel. Eli et moi avons ris, je l’avoue, mais c’est sans malice. Nous aussi avons déjà agit étrangement durant le voyage, comme manger avec des ustensiles au Népal (!) ou utiliser l’assiette au lieu du bol pour se servir la nourriture en Chine (les chinois utilisent l’assiette seulement pour y mettre les résidus, tels les os et les arêtes).
La fin du vol fut un peu moins agréable pour Eli, le gars à côté d’elle étant tellement excité par ce qu’il y avait à l’extérieur du hublot (les villes illuminées) qu’il était tout étiré vers elle pour mieux voir dehors. Il l’empêchait presque de s’asseoir droite contre le dossier. En plus, il ne sentait pas la rose… Et il avait le «hocket», mais les sons qui sortaient de sa bouche ressemblaient plus à des rapports. Heureusement, ce ne fut que durant la fin du trajet.
Avant de terminer, je voudrais dire que lors de notre vol, Nepal Airlines a offert gratuitement l’alcool («fort» ou bière) aux passagers. Pour ceux qui n’en voulaient pas, nous avions droit à un «refill» de jus ou de liqueur. Ça aussi je ne pensais pas que ça se pouvait!
FRED
14 feb- Byron Bay
Good day mate!
The surfer’s vocabulary in Byron Bay is not hard to catch. Just make sure 50% of what you say includes :”no worries, mate, buddy, dude and awesome” and you’ll sound like a native.
The city is filled with topless men that could be on the cover of “Men’s Health” magazine. Ladies wear even less… even in public spaces. Just like in India, many people walk barefoot, even at the grocery store. Our hostel is full of people in their twenties, who just want to sun tan, party and go to bed when we wake up. Even if we share little in common, it does not prevent us from having fun.
My nose, cheekbones and calves are abnormally red even thought I keep pooring sunscreen on. After 3 hours of surfing every day, I also feel abnormally weak. Don’t worry, it’s nothing a good nap can’t cure.
Sleep tight buddy!
Rachel
13 fev. 2010- Byron Bay
Je suis dans la ville la plus a l’est de l’Australie, Byron Bay. Les multiples perroquets piaillent dans les arbres et ma peau picotte a cause du sel que le vent y depause. J’ai du sable ou je ne devrais pas mais c’est le premier hiver depuis longtemps que je n’ai pas un teint verdatre et j’ai un sourrire omnipresent sur les levres. La vie est belle et Byron Bay l’est aussi!
Alex et moi sommes venus dans cette ville toujours decrite comme “parfaite pour ne rien faire” pour y apprendre a surfer (il faut bien que quelqu’un fasse quelque chose ici!). Les cours que l’on aura pris auront ete d’une grande aide et nous sommes fiers d’avoir pu a maintes reprises sentir la puissance des vagues sous nos pieds nous pousser sur des dizaines de metres. Par contre, il faut dire que tout ce surf est un exercise tres intense. Il vide meme les hyperactifs de leur energie!
Apres une sieste bien meritee, on se promene le long de la cote et on va voir le phare. De la, on peut voir des dauphins et meme des raies geantes. Au loin, de petites montagnes volcaniques grattent les nuages.
On aura vraiment aime cette jolie petite ville de 20 000 habitants et nous partons, fiers de ce qu’on aura pu accomplir sur notre planche de surf!
Rachel
07 fév. 2010 – Trek Népal – Jour 4
Lorsque j’ouvre la porte de notre chambre ce matin et sors sur le balcon, je comprends pourquoi Poula nous a amenés à cet hôtel. Les montagnes! Si près! Si belles! De plus, des pots de fleurs disposés tout autour du patio forment un superbe avant-plan coloré. Deux jeunes enfants s’amusent justement sur ce patio avec un frisbee. Eli les remplit de joie en leur donnant chacun un ballon de fête, ceux-ci étant les restes du paquet acheté à Hanoi au Vietnam pour la fête de Rachel, à la fin du mois de novembre 2009.
Pendant presque toute la journée, nous marchons sur un sentier pavé. Nous allons d’un petit village à l’autre et avons certaines des plus belles vues du trek sur d’immenses cultures en terrasses. Chaque palier forme une ligne. Toutes les lignes ensemble forment un motif dont je ne me lasse pas de regarder. Les puissants rayons de soleil créent des ombres profondes et ainsi accentuent la découpe du relief. À quelques reprises, lorsqu’ils ne sont pas en train de labourer sous les ordres (ou plutôt les cris courts et secs) d’un paysan, des buffles broutent librement les mauvaises herbes de tous ces mini-champs.
Plus nous descendons, plus nous approchons de la rivière qui gronde au fond de la vallée. Lors d’une pause dans un petit resto pour prendre un thé, nous nous joignons aux gens de la place qui rient à la vue d’une bande de singes qui viennent de voler de la nourriture à des villageois tout près. Finalement, nous atteignons la rivière et la longeons jusqu’à l’endroit où nous prenons le lunch.
Trente minutes après avoir mangé, nous arrivons à Naya Pul où nous attend un véhicule pour nous ramener à Pokhara. Avec un peu plus de quatre heures de marche, cette journée aura été assez courte. Au total, nous estimons avoir marché près de 60 km en quatre jours. Ça nous a fait un «petit velours» quand nous avons appris plus tard que la majorité des gens font ce trajet en six jours! Et Eli qui n’était pas en pleine forme… En tous cas, cette courte aventure nous a vraiment donné le goût de faire un trek plus long. Un truc de trois semaines, genre circuit complet de l’Annapurna, ascension du mont Mera ou camp de base l’Everest. Ces mots sont si doux à mon oreille… Et pour vous?
FRED